Processus de Barcelone : 25ème anniversaire

Processus de Barcelone : 25ème anniversaire

Un 25ème anniversaire dans un contexte de défis majeurs pour le partenariat Euromed

Le processus de Barcelone à l’origine du partenariat euro-méditerranéen “Euromed” souffle cette semaine sa 25ème bougie dans un contexte des plus particuliers, marqué par des défis majeurs mettant à rude épreuve les deux rives de la Méditerranée.

Lancé en 1995 dans le but de renforcer les relations politiques, économiques et sociales entre les pays de l’Union européenne (UE) et leurs partenaires de la rive sud de la Méditerranée, le partenariat Euromed se voulait un cadre de coopération posant les fondations d’un nouvel ensemble régional intégré et d’un espace commun de prospérité et de stabilité. À l’occasion du 25ème anniversaire du processus de Barcelone, l’heure est au bilan pour le partenariat Euromed qui, de l’avis des observateurs, devra se réinventer pour surmonter la crise actuelle et favoriser une relance salvatrice pour les pays du pourtour méditerranéen. Pour le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Nasser Kamel, cet anniversaire intervient dans une conjoncture spéciale, dominée par les incertitudes liées à la pandémie de Covid-19. M. Kamel a souligné, mercredi lors d’un point de presse, que cette crise sanitaire a eu un impact majeur sur la région méditerranéenne, avec des répercussions sur le commerce extérieur, les échanges de biens, le tourisme et le chômage, entre autres, une exacerbation des inégalités et une aggravation des vulnérabilités pour les femmes, les jeunes et les enfants.

Le Secrétaire Général de l’UpM a ainsi plaidé pour des actions concertées et intégrées qui s’attaquent aux crises dans le cadre d’un espace euro-méditerranéen commun, soulignant la nécessité d’une coopération tangible et renforcée pour relever les défis pressants posés par la crise sanitaire et économique, le changement climatique et l’aggravation des inégalités. S’agissant des perspectives de la coopération Nord-Sud au sein de l’espace euro-méditerranéen dans le contexte post-pandémie, Marie Ruyffelaere, chercheuse au sein de l’Université libre de Bruxelles (ULB), estime que si la crise du coronavirus permettra d’”observer des initiatives régionales à caractère économique et commercial en vue de soutenir les secteurs industriel et énergétique”, il semble, toutefois, peu probable, que le “développement socio-économique soit adressé de manière prioritaire”.

(Source Mapexpress.ma) – 26 novembre 2020 –

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